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Les Mutilations Génitales Féminines (MGF)

Publié le 3 mars 2020

Selon les données de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), on estime à plus de 200 millions, le nombre de femmes, encore en vie, qui ont été victimes de Mutilations Génitales Féminines (MGF).

Dans la nouvelle stratégie de l'UE en matière d'égalité des genres et à fournir des soins aux victimes, les députés européens avaient pour objectif, mercredi 12 février 2020, de se prononcer sur une nouvelle résolution appelant la Commission Européenne à inclure des mesures visant à mettre fin aux Mutilations Génitales Féminines.

 

Les Mutilations Génitales Féminines (MGF), c'est quoi ?

Selon la déclaration commune de l'OMS, l'UNICEF et du FNUAP de 1997, les mutilations génitales féminines sont définies comme désignant « toutes interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre mutilation des organes génitaux féminins pratiquées à des fins non thérapeutiques ».

Ces procédures sont irréversibles. Les lésions et traumatismes engendrés durent à vie. Celles-ci sont multiples : infections (tétanos..), maladies (VIH..), kystes, hémorragies, difficultés à uriner, à enfanter.. et peuvent inévitablement entraîner la mort.

 

D'où vient cette pratique ?

Les MGF sont pratiquées essentiellement dans de nombreux pays d'Afrique et du Moyen-Orient, mais également dans certains pays d'Asie et d'Amérique latine. Bien que « interdite » au sein de l'Union européenne, on estime qu'environ 600 000 femmes vivant, à l'heure actuelle, en Europe ont subi des mutilations génitales féminines.

 

Pourquoi sont-elles pratiquées ?

Il semble que ces pratiques résultent de différents facteurs sociaux et culturels. Tantôt justifiées comme exigées par la religion, parfois assimilées à un rite de passage de l'enfance à l'âge adulte ou encore associées à des idées de beauté et de pureté, les raisons évoquées sont multiples.

Néanmoins, elles n'en restent pas moins reconnues comme une violation des droits humains et du droit à la santé, à la sécurité, à l'intégrité physique et enfin du droit à la vie.

 

Et l'Union européenne, de quelle manière agit-elle face à cette pratique ?

Au sein de l'Union européenne, la pratique des MGF est jugée comme un acte criminel et une violation des droits humains des femmes et des filles, notamment de leurs droits sexuels et reproductifs.

L'UE agit à différents degrés pour lutter contre cette pratique. Ainsi, on peut parler d'actions dites "préventives", et d'actions qualifiées de "judiciaire".

Les actions dites "préventives" reposent essentiellement sur une volonté de changer ces normes sociétales et culturelles. Comment ? En informant les populations sur les dangers physiques et psychologiques que ces pratiques engendrent et en désacralisant la croyance selon laquelle "les filles doivent être excisées". Pour ce faire, diverses activités de terrain sont menées. Entre autres :

Les actions qualifiées de "judiciaire" permettent, quant à elles, la mise en place d'instruments juridiques afin d'engager des poursuites contre celles et ceux qui pratiquent ces MGF et de protéger les victimes. Entre autres :

 

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter ces sites internet :